208
peu de troupes vis-à-vis d’elle, détacha un corps de30,000 hommes sous les ordres du prince de Soubisepour joindre entre Gotha et Eisenach l’armée des cerclesdestinée à faire une invasion dans le duché de Magde-bourg ou même dans l’électorat de Brandebourg. Lereste de l’armée française fut employé à l’occupationdes 'pays d’Hannovre et de la principauté de Halber-stadt. Le prince de Soubise complètement battu à Ros-bach se vit obligé de s’enfuir à Francfort sur le Mein.Richelieu rappelé du commandement de l’armée eut poursuccesseur le comte de Clermont. La cour de Londresavait refusé la ratification de la convention de C.loster-séven. Le nouveau général arriva au commencementde l’année 1758 lorsque le prince Ferdinand de Bruns-vie, à la tête de 30,000 Hannovriens s’élançant de lapetite enceinte de ses cantonnemens de Stade, tombasur l’armée française dispersée dans des quartiers tropétendus. Ne faisant plus de cas d’un ennemi qu’ons’imaginait avoir mis hors de combat, l’on avait négligéd’assigner aux troupes un point de ralliement. Au dé-faut d’un tel point, l’armée française se vit obligée derepasser le Rhin Le prince Ferdinand se portant sur larive gauche de ce fleuve défit encore l’armée françaiseà Créfeld. La cour de Versailles mit le maréchal Con-tades à la tête de l’armée. Ce général évitant tout enga-gement sérieux obligea le prince Ferdinand de repasserle Rhin pour obvier à la diversion que le prince Sou-bise, renforcé considérablement sur le Mein, fut chargéd’entreprendre contre le prince d’Ysenbourg comman-dant sur les bords de la Lahne un corps de troupesalliées. Le prince Ferdinand, à qui le gouvernement