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toire à la journée de Minden. Après la bataille l’arméefrançaise se retira jusque vers le Mein. Le maréchal deBroglio en prit le commandement.
En 1760 le plan de campagne était le même quiavait été prescrit pour l’année précédente. L’armée duduc de Broglio portée à 125,000 hommes devait péné-trer en Hesse et de là dans le pays d’Hannovre aussiloin que cela se trouverait praticable. Ces opérations de-vaient être secondées par des diversions dans le paysde Munster, faites par une armée de 30,000 hommes,qui sous les ordres du comte de St.-Germain s’assem-blait sur le bas-Rhin. L’armée des alliés qui, portée aucomplet aurait été de 94,000 combattans, se trouvaitpar les suites de la victoire de Minden en possession desforteresses de Marbourg, de Dillenbourg et de Ziegen-hain, situées en avant de ses cantonnemens. Munster,Hamm, Lippstadt, Hameln, Minden étaient en secondeligne. En avant du Mein les Français n’avaient conservéque Giessen. Sans livrer bataille le maréchal de Broglioparvint à se porter au delà de Cassel, à s’emparer decette place ainsi que de Marbourg, de Dillenbourg et deZiegenhain, et à se former par l’occupation et la fortifi-cation de Gœttingen un établissement dans le paysd’Hannovre. Il ne s’agissait que de conserver ces avan-tages pour les faire servir de base aux opérations de lacampagne prochaine. L'on commit la faute de donner àl’armée des > quartiers d’hiver trop étendus. Le princeFerdinand en profita pour les attaquer et pour enleverune partie considérable des magasins. Les Français seretirèrent jusqu’à Bergen en conservant toutefois Gœt-tingen, Cassel, Ziegenhavn et Marbourg. L’avantage