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principal que le prince Ferdinand tira de cette expédi-tion fut d’avoir obligé l’ennemi de remettre à un termeplus reculé l’ouverture de la campagne. L’on changeade système en 1761. Cent mille hommes sous les or-dres du prince Soubise devaient passer le Rhin à Dus-seldorf. L’armée du Mein sous les ordres du maréchalde Broglio était de 7 0,000 combattans. La cour voulutque les deux généraux, entièrement indépendans l’un del’autre, se concertassent sur le bien des affaires, mesurequi amena nécessairement la mésintelligence et la len-teur dans les opérations. L’on désirait que l’ennemi fûtchassé de la Westphalie et qu’on se rendît maître deMunster, de Lippstadt et de Hameln. Après bien desdiscussions les deux armées se réunirent pour attaquerle prince Ferdinand qui dans une position bien choisieprès de Villinghausen fit échouer les efforts mal combi-nés des généraux français. En lisant la correspondancede M. de Choiseul l’on trouve que ce ministre avait surles opérations militaires des idées plus lumineuses queles maréchaux de Broglio et de Soubise n’en ont dé-ployé dans leur conduite.
En 1762 l’armée du Mein forte de 80,000 hommesfut mise sous les ordres du prince de Soubise. 30,000hommes sous les ordres du prince Condé s’assemblèrentsur le bas-Rhin. Le prince Ferdinand prenant l’initiativeforça les Français d’abandonner la position qu’ils avaientprise derrière la Dymel. Les menaçant continuellementde front, pendant qu’il leur donnait de l’inquiétude pourleurs communications, il les oblige d’évacuer Gœttingenet de se retirer jusqu’à Friedberg, où le prince de Condéattaqué par le prince héréditaire de Brunsvie s’illustra
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