VIII
que les Anglais prépareraient une expédition de 25,000hommes, pour mettre à la voile dès que les Russes se-raient déjà en pleine marche. Le point de débarquementconcerté avec les Danois et les Suédois, ces derniers seréuniraient aux Anglais en nombre suffisant pour portercette seconde armée à 50,000 hommes. Les deux ar-mées ainsi rapprochées ou réunies, commenceraient àexécuter le plan d’opération qui serait concerté d’avanceet de manière à se soutenir réciproquement ; chacun de-vrait avoir ses points d’attaque, indiqués de manièrecependant à conserver l’ensemble du plan général, et àtravailler pour un résultat commun. Quant aux mouvo-mens partiels, il serait à désirer que chaque armée agisseséparément afin déviter la jalousie du métier, d’entre-tenir I émulation nécessaire et rendre la responsabilitéplus aisée à connaître.
L’armée combinée, portée à plus de 100,000 com-battons, irait chercher l’ennemi pour lui livrer bataille.Il est difficile que Buonaparte puisse porter dans l’Uan-novre un plus grand nombre de troupes que celles quilui seraient opposées : il lui faudrait dégarnir entière-ment les côtes et la Hollande qui resteraient ainsi expo-sées aux insultes des Anglais, et qui se trouveraient pluslibres de tenter quelque mouvement contre lui ; et simême il faisait un effort, en bravant à sa manière tou-tes les règles de la prudence, la différence ne seraitjamais assez grande pour devenir une cause de supé-riorité Connaissant son génie entreprenant, on devraits’attendre qu’il ne se laissera jamais prévenir par sesennemis ; mais dans la situation actuelle des choses enAllemagne il ne peut pas s’étendre davantage dans le