XIII
la puissance Française. Cependant, ni sa situation, niles dispositions de ses habitans ne se trouvent nullementfavorables à la conquête et encore moins à rétablisse-ment des Français. Il a fallu une combinaison de cir-constances inouies pour démentir la voix de l’expérience:L’Italie est le tombeau des Français. L’Autriche, si biensituée pour l’envahir ou la défendre, à force de fautesest parvenue à la laisser en proie à ses ennemis.
Dans l’état actuel des choses tous les moyens ma-tériels de défense de la part des Français ont été dis-posés de manière à en imposer à la cour de Vienne.Le reste du pays à été laissé dans son état naturel.Depuis Alexandrie et Mantoue jusqu’à Reggio il n’existepas une seule forteresse capable d’embarrasser les pro-grès d’une armée. Buonapartc, sûr de la neutralité au-trichienne dans ce moment, a fait avancer ses troupesjusqu’à l’extrémité de la péninsule ; et c’est sur ce pointéloigné qu’il conviendrait de porter des forces pour l’at-taquer. La délivrance de l’Italie dépend entièrement del’exécution des deux propositions suivantes. Obliger lesFrançais par une force supérieure à quitter le midi del’Italie, et par la conséquence de cette première opéra-tion déterminer les Autrichiens à tomber sur le Nord, enmême temps que les Anglo-Russes s'avanceraient dumême côté. Une telle entreprise exige la présence de60,000 Russes et 20,000 Anglais effectifs dans la Mé-diterranée. Corfou et Malthe sont naturellement les en-droits de réunion pour chaque armée ; mais le rendez-vous général, devrait avoir lieu en Sicile. Cette île offretoutes les ressources pour l’arrangement et l'appro-visionnement des troupes. C’est là qu’on devrait établir