XVII
difficultés très graves qu’ils auront à combattre. L’œildu souverain déterminera le choix, et cela fait, sa con-fiance doit être entière et les pouvoirs illimités, sauf àrépondre de leur conduite. La manière de concentrerl’autorité et d’éviter les différends à une si grande dis-tance et en présence de l’ennemi, ne saurait être assezméditée et réfléchie avant d’être déterminée.
Il n’appartient qu’aux personnes qui sont à la direc-tion des affaires de juger de la possibilité et de la conve-nance d’une pareille entreprise. Les circonstances par-ticulières à un pays peuvent s’opposer aux résolutions(jui en elles-mêmes paraissent ne devoir tourner qu’àla gloire et à l’honneur du gouvernement qui les auraitprises. Ainsi tout ce qu’on vient de soumettre a étéconsidéré indépendemment de ces circonstances elles-mêmes, et comme les desideria à employer pour com-battre efficacement le mal, dont l’existence n’est con-testée par personne.
Tout ce que l’on peut cependant se permettre, estd’avouer que sans ces moyens il ne faut pas espérerque d’autres puissent servir d’équivalent. Les difficultésqui restent à vaincre, sont trop grandes pour pouvoirêtre surmontées par des attaques moins directes. Lessimples insinuations n’arracheront pas la Prusse à sonsystème actuel, et l’Autriche n’aura jamais le couraged'oublier les malheurs passés au point d’entrer dansune ligue avant que les forces de l’ennemi ne soientoccupées en grande partie par les diversions dont nousavons tracé le plan. Si l’Angleterre ne peut pas offrirà ses alliés des secours et des armées, il faut quellerenonce à l’espoir de terminer d’une manière satisfai-