INTRODUCTION.
Malgré les progrès remarquables que la métallurgie a faitsdepuis quelque temps, il ne lui a pas encore été possible d’offrirà l’artillerie, pour la fabrication de ses bouches à feu, un métalqui puisse satisfaire à toutes les conditions de dureté, de téna-cité, d’élasticité et d’infusibilité par le tir, qu’elle a droit d’enattendre.
Il est difficile de décider si cela tient à la difficulté du pro-blème, ou seulement à l’opinion qu’on s’en fait, qui s’oppose àtoute tentative à cet égard. Quoi qu’il en soit, ce problème estplus difficile qu’il ne le paraît au premier aperçu ; cependantil n’offre point d’obstacle insurmontable, puisqu’il n’y a riende contradictoire dans les qualités que l’artillerie exige de cemétal; qualités qui peuvent très-bien se trouver réunies dansun même corps. Nous voyons, en effet, par d’autres exemples,comme dans l’imitation de l’or et de l’argent, que la métallur-gie est parvenue de bonne heure à des résultats qu’on n’espéraitpas obtenir. La difficulté est donc plus apparente que réelle.
Tous les essais de cette espèce sont généralement très-coû-teux ; ils ne peuvent être faits que sur le coulage des bouches àfeu exclusivement, et ils n’offrent aucun avantage hors de l’ar-tillerie. Par ce motif, un particulier ne pourrait les tenter engrand, lors même qu’il en trouverait l’occasion, ce qui se pré-