INTRODUCTION.
sente rarement. D’ailleurs, des essais en petit n’ayaut ni utilité,ni succès, ont dû détourner d’en faire autrement. Si ces essaisintéressaient le commerce, il y a longtemps que l’on aurait debons produits ; mais comme ils ne sont utiles qu’à l’artillerie ,il iaut que le gouvernement en fasse les dépenses sans lésiner.
Ce qui, jusqu’à présent, a été fait dans ce but, l’a été tan-tôt avec trop peu de persévérance, tantôt avec des connaissan-ces insuffisantes dans la métallurgie ou la chimie. Aucune séried’expériences, même en y comprenant celles qui ont été faitesrécemment en France, ne peut être citée comme étant com-plète et satisfaisante. Ce que l’on a supprimé depuis longtempsdans une fonderie, on le voit quelquefois adopté dans d’autres.
Ainsi, l’on ne peut disconvenir que les progrès, dans la fa-brication des bouches à feu, n’aient été presque nuis depuisl’origine, et que, malgré les bons écrits qui ont paru sur cettematière, la connaissance en est restée en quelque sorte pure-ment pratique et occulte; d’où il est arrivé qu’elle a été soumiseà des préjugés de toute espèce, qui n’ont point permis à lascience d’y pénétrer.
On doit espérer cependant que la métallurgie finira par satis-faire aux besoins tant désirés de l’artillerie, et c’est pour l'aiderà atteindre ce but, que nous allons faire connaître les condi-tions que l’on doit exiger du métal propre aux bouches à feu,comparer avec soin toutes les expériences publiées jusqu’à cejour sur les procédés de leur fabrication, sur leur durée, et met-tre en parallèle les ressources de la science avec les conditionsimposées à l’art.