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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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DUS BOUCHES A FEU. O

ment ou commotion quun corps éprouve, produit dans quel-quune de ses parties un dérangement de ses molécules ; si cedérangement dépasse les limites de son élasticité, dune quantilési petite quelle soit, léquilibre entre ses parties nexistera plus;et comme lélasticité diminue dautant plus que la limite setrouve dépassée davaniage, les ébranlemcns successifs pro-duisent dautant plus deffet, quils ont plus dactionquand ils sont accumulés sur une masse ; à quoi il fautpeut-être encore ajouter laction des influences extérieures quipeuvent tendre à augmenter ou à diminuer cet effet. Cest pource motif quil serait à désirer quon pût, connaissant les limitesde lélasticité dun corps, ainsi que leffet dune première com-motion, déterminer par le calcul la quantité débranlemenségaux et successifs que la cohésion pourrait surmonter. La solu-tion de ce problème serait du plus grand intérêt pour la fabri-cation des bouches à feu ; car on doit convenir aujourdhui quenous ne pouvons véritablement expliquer , que par le défautdélasticité, ce fait remarquable de bouches à feu en fer quonvoit éclater inopinément par une charge quelles ont déjà sou-tenue plusieurs milliers de fois, dans des circonstances égales enapparence, puisque leur cassure noffre aucun vice de fabri-cation, ni aucun signe de détérioration.

5° Le métal doit posséder une certaine dureté, car le bouletne doit former aucun logement, ni enfoncement ou battementdans lâme. Aceteffet, le métal des bouches àfeu devrait être plusdur que celui du projectile. Mais comme ce dernier, soit à causedu bas prix de la malière, soit à cause de la facilité du cou-lage est en fer fondu, quon laisse durcir par un refroidisse-ment prompt, le fer qui sert à la fabrication des bouches à feupeut ne pas atteindre la même dureté ; et il est impossible quilla surpasse. Le bronze et les autres métaux proposés ou employés