DUS BOUCHES A FEU. O
ment ou commotion qu’un corps éprouve, produit dans quel-qu’une de ses parties un dérangement de ses molécules ; si cedérangement dépasse les limites de son élasticité, d’une quantilési petite qu’elle soit, l’équilibre entre ses parties n’existera plus;et comme l’élasticité diminue d’autant plus que la limite setrouve dépassée davaniage, les ébranlemcns successifs pro-duisent d’autant plus d’effet, qu’ils ont plus d’actionquand ils sont accumulés sur une masse ; à quoi il fautpeut-être encore ajouter l’action des influences extérieures quipeuvent tendre à augmenter ou à diminuer cet effet. C’est pource motif qu’il serait à désirer qu’on pût, connaissant les limitesde l’élasticité d’un corps, ainsi que l’effet d’une première com-motion, déterminer par le calcul la quantité d’ébranlemenségaux et successifs que la cohésion pourrait surmonter. La solu-tion de ce problème serait du plus grand intérêt pour la fabri-cation des bouches à feu ; car on doit convenir aujourd’hui quenous ne pouvons véritablement expliquer , que par le défautd’élasticité, ce fait remarquable de bouches à feu en fer qu’onvoit éclater inopinément par une charge qu’elles ont déjà sou-tenue plusieurs milliers de fois, dans des circonstances égales enapparence, puisque leur cassure n’offre aucun vice de fabri-cation, ni aucun signe de détérioration.
5° Le métal doit posséder une certaine dureté, car le bouletne doit former aucun logement, ni enfoncement ou battementdans l’âme. Aceteffet, le métal des bouches àfeu devrait être plusdur que celui du projectile. Mais comme ce dernier, soit à causedu bas prix de la malière, soit à cause de la facilité du cou-lage est en fer fondu, qu’on laisse durcir par un refroidisse-ment prompt, le fer qui sert à la fabrication des bouches à feupeut ne pas atteindre la même dureté ; et il est impossible qu’illa surpasse. Le bronze et les autres métaux proposés ou employés