DES BOUCHES A FEU.
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fabrication qui, à ce que l’on prétendait, devait offrir de grandsavantages, attendu que les bandes étirées tenaces devaient cor-respondre presque perpendiculairement à l’axe de la bouche àteu où s’exerce le plus grand effort de la poudre enflammée.
St.-Remi dans ses mémoires donne connaissance des pro-cédés qui furent suivis en cette occasion , mais il ajoute quemalgré les assurances d’un des fabricans sur la bonté d’unepièce de 18 qu’il présenta » elle éclata au premier coup en deux» morceaux , qui tuèrent et lancèrent beaucoup de monde dans la* Seine, b II donne encore le dessin d’une des sept piècescomposant une bouche à feu de fer forgé , qui offrait l’avantaged’un transport facile ; mais il ajoute qu elle éclata en petitsmorceaux dans l’épreuve.
On essaya à Toulon en 1 ^q 5 plusieurs canons en fer battudu calibre de 8 et de 4- Us résistèrent à la charge de 6 et de4 livres de poudre. Après plusieurs décharges, l’un d’eux ducalibre de 8, vint à se crevasser ; mais néanmoins il résistaencore à plusieurs coups et l’on ne parvint à le mettre enmorceaux qu’avec beaucoup de peine , et qu’après avoir em-ployé les moyens les plus puissans.
Darcy proposa des enveloppes en fer coulé air lieu d’enve-loppes en fer forgé , et Hannoteau veut une Ame en bronze ,enveloppée de fer en barre. (î).
On fabriqua en Espagne en 1760 des bouches à feu mas-sives en fer , savoir : deux de 36 , six de s4 , quatre de 16,trois de la , une de 8 et une de 4- Norbek en vit plusieurs enFrance , longtemps après qu'elles eurent été déposées dans unhangar ouvert ; et quoiqu’elles eussent été fort négligées elles
(1) On a essaye le couliaire en Fiance, c’esl-à-dire que les âmes claient en fer el re-couvertes de bronze. Ce premier essai n’a point été satisfaisant.
' A ’ole du traducteur, )