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l’artillerie moins rigoureuses qu’aujourd’hui que l’on a fait (lesprogrès si considérables dans cette partie.
Le nombre des bouches à feu coulées dans quelques pays .fut très-considérable. En Suède, par exemple, une seule fon-derie en livra annuellement, pendant longtemps , quatre à cinqcents qui furent toutes coulées à noyau; trois d’entre elles seule-ment étaient éprouvéesà trois coups.Toutes étaient’ensuite livréesau commerce. On ignore s’il en est parmi elles qui aient éclaté.
Dans le même temps on en coula aussi beaucoup à Liège ,mais on paraît avoir été moins satisfait de celles-ci. Sardi(en 1621 ) , crut devoir attribuer leur peu de qualité à la pré-sence du soufre dans la houille employée à cette fonte.
Les bouches à feu en fer ont été peu à peu introduites dans lamarine de toutes les puissances, d’abord à cause du prix élevé dubronze, et aussi du son trop éclatant produit par les canons decet alliage tirés à bord des bâtimens. Mais il n’eu fut pas demême des armées de terre.
Cependant en Espagne, où l’on coula vers le même tempsbeaucoup de bonnes bouches à feu en fer, il parait qu’on s’enest servi dans les sièges. Au commencement du siècle dernierles Cosaques avaient aussi suivant Miethen , des bouches à feu enfer, mais très mauvaises.
C’est vers le milieu du même siècle que l’on commença à fairedes progrèsimportans dans la fonte des canons de fer. En 1744et 1745, le fondeur Maritz (1) supprima à Strasbourg et àDouay le coulage à noyau ; établit une forerie horizontale, etemploya le même procédé dans les fonderies en fer, lorsqu’il fut,en 1755 , nommé inspecteur général des fonderies de France. Ilfit ainsi disparaître tous les vices attachés au coulage à noyau;
(1) La première machine à forer horizontalement a été construite h Lyon en 1729 etessayée en 1734. ( Noie du. traducteur.)