FABRICATION F.T I) URÉE
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quées sont tenaces et résistent, d’après ses essais, aux gros mar-teaux , tandis que celles en fer tendre n’y résistaient pas. Or rien,selon lui, ne ressemble autant à l’effet de la poudre que les coupsd’un marteau pesant.
Lorsque des plaques minces en fer dur sont aigres et cas-santes, il pense que cela lient à ce que leur dureté vient deleur prompt refroidissement qui a donné au métal d’autresqualités que celles qui lui sont propres; mais il ajoute que latrempe par le refroidissement dans la masse épaisse des bou-ches à feu, à l’exception des tourillons, ne pouvant avoir lieuainsi, on n’a point à craindre son action pour donner del’aigreur au métal. Il blâme en outre la méthode de tournerles pièces introduite par Maritz , attendu que la croûte qui le srecouvre les protège contre la rouille et ne peut être rem-placée par un vernis.
Ce mémoire est l’un des plus remarquables qui aient étéécrits sur la fonte des bouches à feu, car il est plus avancéque l’époque où il a paru, et ce n’est que soixante-dix ansaprès qu’on en a connu tout le mérite.
Les opinions de Montalembert paraissent avoir été négli-gées , quoique beaucoup de bouches à feu de celles couléesen 1763 sous la direction de Maritz, ne soutinssent pas l’é-preuve et ne résistassent pas, plus tard, au service de lamarine. C’est ainsi, par exemple, que deux canons de 8 écla-tèrent en 1763 sur une frégate. Il en fut de même de quatrepièces sur cinquante-six éprouvées à Toulon par suite du pre-mier accident. Il en éclata également une autre sur une frégateen 1764. Par suite de ces événemens, Maritz fut privé de cetteentreprise et la marine reprit la fonte de ses bouches à feu.On coula alors de meilleures pièces d’artillerie; mais les prixdécernés par l’Académie sur la purification du minerai et les