DES BOUCHES A EEU. 21
Pendant la guerre de l’indépendance américaine , plusieurspièces éclatèrent sur les vaisseaux. C’est par suite de ces accidensque le gouvernement créa en 1797 un inspecteur général de 1 artillerie qui ne permit la réception des pièces qu après des épi cu-ves très-rigoureuses , et qui exclut entièrement le produit desforges de Carron de celles qui devaient faire des fournitutes àl’état jusqu’à ce que celte usine possédât de nouveau sa confian-ce. Elle la possède actuellement d’une manière exclusive, par laperfection des earonnades depuis J 774 5 par les excellentes li-vraisons qu’elle fait à la compagnie des Indes , et par le succèsque ses produits eurent dans des épreuves rigoureuses.
Dans une épreuve de 61 nouveaux canons anglais qui eutlieu en Hollande en 1790 on obtint les résultats suivans.
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Par conséquent 20 pièces de canons ou i /3 de la livraison àéchoué dans l’épreuve. Dans la marine hollandaise les culassesde deux canons anglais se sont détachées dans le tir. En 1794,un autre qui probablement avait aussi été coulé eu Angleterre,éclata devant Nymwegen.
En Espagne on fabriqua à cette époque des bouches à feud’une fonte très grise. On essaya successivement de les coulerà noyeau pleines dans un moule d’argile , enfin dans un inouïede sable. Mais toutes furent hors d’état de servir, la fonte était
[1) On diminue aujourd'hui ces accidens en terminant le fond de l’àme par une demi-sphère el non par une surface plane cormne aux canons de bronze.
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