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FABRICATION ET BI'RÉf.
par trop carbonatée. En 1772, on a tenté à Cabada quelquesessais qui de même n’ont p$s réussi. Beaucoup de bouches àfeu considérées comme excellentes éclatèrent , et quatre seule-ment coulées pleines soutinrent l’épreuve. Cependant Norbekloue les bouches à feu espagnoles de ce temps et quelquefoiscelles coulées à Cabada.
L’on connaît aujourd’hui l’usage des fourneaux à souffletpour fondre le fer, usage que Réaumur ne connaissait pas en-core en 1762, puisqu’il a pris naissance en Angleterre vers1780, d’où il est passé sur le continent. Mais on était loin depenser que dans les fourneaux , le fer put acquérir des qualitésavantageuses aux bouches à feu ; on les considérait seulementcomme propres à faciliter la fusion du fer et à accélérer le tra-vail d’une fonderie, à-peu-près comme nous le faisons quelque-fois aujourd’hui avec des fourneaux à reverbère.
Il n’est plus possible actuellement de couler directement deshauts fourneaux, à cause du coulage plein et surtout deshautes masselottes qui exigent beaucoup de métal. On ne peutpas même le faire dans quelques fonderies de France où l’onavait construit, d’après les projets de BufTon, des hauts four-neaux dans cette vue. C’est pour cela qu’à côté des hauts four-neaux , on en fit construire un autre à soufflet destiné à fournirle métal nécessaire pour compléter la coulée : dans l’opérationon les ouvrait l’un après l’autre. Mais ce procédé 11e peut êtrerecommandé ; car deux fourneaux construits sur des principesdifférens ne peuvent donner des produits identiques. En outres’il se rencontre souvent des difficultés dans l’ouverture dusecond forneau, par l’etfet de la condensation du métal près dela sortie, il en résulte que le fer qui en provient se combine malavec celui du premier fourneau qui est déjà à moitié refroidi àsa surface dans le moule.