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du siècle précédent. Les régistres des fonderies font foi qu’enj780, on employait les mêmes qualités de minerai, et qu’onles mélangait dans les mêmes proportions qu’aujourd’hui.Comme en i 8 o 5 on coula à la fonderie d’Aker les nouvellesbouches à feu de campagne, on en avait conclu que l’artillerieavait trouvé et adopté pour la fonte de ses canons un mélangeparticulier, mais cette assertion est tout-à-fait dénuée de fon-dement.
Les bouches à feu ont été coulées avec le même mineraiqu’avant et après cette époque. Le corps de l’artillerie n’exerceaucune influence à cet égard, comme le prouve le rapport faiten 1 8 o 5 par le grand-maître des hauts-fourneaux M. Sveden-jerna, à Samlingar dans le lîergvetenskapen, ainsi que beau-coup da notes que nous nous sommes procurées.
La méthode employée en Suède par les ouvriers fondeurspour obtenir une fonte tenace, méthode que l’on fera connaîtreplus loin , est plus facile que tout autre : l’ouvrier le plus simplepeut l’apprendre aisément de lui-même et la possède bientôtparfaitement par la pratique. Dans les autres paysan contraire,il faut pour obtenir le même résultat une manipulation com-pliquée et une attention soutenue.
Il est fort douteux que l’on puisse obtenir en Suède de meil-leurs produits que ceux d’aujourd’hui. En apportant une plusgrande attention dans l’art de diriger les forges et fonderies,peut-être pourrait-on pour un certain nombre de pièces obtenirun résultat plus satisfaisant, mais nous ne croyons pas que l’onpuisse jamais obtenir de canons supérieurs aux meilleurs deceux que l’on fabrique actuellement en Suède. ,
La durée d’une bouche à feu suédoise est très considérable.Nous allons présenter à cet égard des faits connus.
Un canon de 18 delà marine norvégienne, qui dans lafontç