DES BOUCHES A FEU.
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EN SUEDE.
Ce pays jouit d’une renommée particulière pour la fabrica-tion des bouches à feu en fer et il a su la conserver jusqu’à pré-sent.
Sur vingt fonderies qui s’y trouvaient autrefois, trois seule-ment sont présentement en pleine activité, ce sont celles deFinspang, Aker et Stafsjo. Toutes sont des propriétés parlicu-1 lières : elles ne coulent absolument que des bouches à feu : ellesen fournissent non-seulement pour la Suède, la Norvège, leDannemark , mais même présentement pour la Prusse , le Pié-mont, Naples et l'Egypte.
Le bas prix de la matière ( le quintal prussien de canons prêtsà servir coûte environ 4 thalers) joint à son excellente qualité,fait qu’aucun autre pays ne peut entrer à cet égard en concr.r-sence avec celui-ci. Toutes les bouches à feu sont comme on l’adéjà dit coulées de première fusion.
C’est à de grandes mesures d’ordre nécessitées par la spécialitédu travail, et aux commandes continuelles auxquelles elles ontdû satisfaire , que ces fonderies doivent les progrès qu’elles ontfaits sans avoir entrepris de grands essais particuliers. C’est parle même motif que les hommes chargés de ces fontes, quoi-qu’ils n’ayent qu’une instruction très ordinaire , sont parvenusà acquérir les connaissances pratiques nécessaires pour obtenirde bons résultats.
Depuis un temps immémorial des minerais spéciaux et desprocédés particuliers de fabrication sont en grande réputationparmi les fondeurs de ce pays, et l’expérience prouve que cen est point un vain préjugé Depuis quelque temps l’on à cher-ché à soumettre ces procédés aux investigations de la science.Néanmoins ils sont encore au même point que dans le milieu