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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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DES BOUCHES A FEU.

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Le deuxième canon pesait 712 livres; il avait déjà tiré40 coups avec 1 liv. 3/4. Il en tira encore :

40

avec 2 livres.

2 o à mitraille avec 2 livres.

100

Le troisième pesait 712 livres, le quatrième 716.

Lon tira avec chacun de ces quatre canons 600 coups àboulet à la charge de deux livres suédoises, ils soutinrent touslépreuve ; ils avaient seulement un logement de boulet de0,01 et les lumières étaient un peu évasées.

Pour en éprouver la durée pendant les grands froids , on fittirer à chacune delles 91 coups aux températures de 9 8 à22° 4 Kéaumur, dont :

8 avec 5 liv. 6 onces de poudre (poids prussien) et 2 boulets ;12 avec 1 livre 8 onces et 1 boulet plein et 1 boulet creux;71 avec 1 livre 8 onces et 1 boulet plein.

Ces bouches à feu néprouvèrent aucune altération, bienque quatre essieux du meilleur fer suédois et de 2 p. 63 dé-quarrissage se soient brisés dans le cours des épreuves.

Deux canons de 24, de faibles dimensions, soutinrent800 coups tirés par salves de 5o coups, avec une charge de 1/6du poids du boulet, et par une température de 6° à 28° Réaumurau-dessous de zéro.

On fit éclater un canon de 18, coulé à Finspang, qui pesait4o quintaux; qui avait en longueur 21 calibres de boulet, etune épaisseur de métal à lemplacement de la charge de 1 1/8.Pour cela, on commença à tirer avec une charge de 8 livres depoudre et un boulet, et lon augmenta successivement la chargedune livre à chaque coup. Il éclata au seizième, la chargeétant de 23 livres.