4 <> FABRICATION ET DURÉE
sont fournis. Nous avons vu à l’arsenal de AVolvvick seulement,
26,000 pièces sur chantier.
La fonderie de Caron, la plus considérable du monde, fournitla plus grande partie de cet approvisionnement, après avoir étéen défaveur pendant longtemps depuis sa fondation en 1760.
Il existe encore un autre établissement très-remarquable au-près de Rotherham, qui appartient à la compagnie Walker; maison lui a refusé beaucoup de bouches à feu dans ces dernierstemps, et il ne reçoit plus de commandes du gouvernement.
Toutes les fonderies anglaises opèrent par des fourneaux àsoufflet, et elles exploitent elles-mêmes le minerai qui leur estnécessaire. Le combustible est le coke; le charbon de bois n’estplus en usage dans les usines, à cause de sa rareté.
Il existe en Allemagne un préjugé contre le fer obtenu par lemoyen du coke ( 1 ). On le considère comme plus aigre et pluscassant; mais c’est une erreur manifeste, car il paraît aussipropre que tout autre à la fonte des bouches à feu. Celles quiont été coulées en Angleterre, sont d’un fer très-tenace et résis-tent parfaitement. Il eu est de même de celles coulées au cokeen France et en Silésie ; les cassures survenues dans les épreu-ves , donnent la certitude que ce fer est tout aussi tenace et aussirésistant que celui qu’on obtient par le charbon de bois. L’é-preuve la plus forte qu’on ait fait subir jusqu’à présent à desbouches à feu, est celle qu’ont supporté les pièces coulées àLiège avec cette espèce de fer ( voyez plus loin). Mais il a encoreune autre qualité; il s’altère moins dans le fourneau à souffletet même dans le réfroidissement. Il offre par conséquent unrésultat plus certain que celui du fer fabriqué au charbon debois. Refondu une ou plusieurs fois dans le fourneau à soufflet,il a une ténacité et une résistance presque double de ce dernier.
(1) Ce préjugé existe aussi en France,