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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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SES BOUCHES A FEU.

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Aujourdhui, eu Angleterre, les bouches à feu en fer sonttournées. Cette opération, qui se fait avec une grande vitesse,les échauffe beaucoup ; mais on les rafraîchit avec une disso-lution de sel, qui leur donne à la surface une forte trempe. On atrouvé cette méthode si avantageuse, quon traite de la mêmemanière les anciennes bouches à feu.

Les Anglais ont une entière confiance dans leurs canons defer. Cette confiance est fondée et repose particulièrement surle bon service quils ont rendus dans les sièges dEspagne. JohnMay dit que quatorze canons de 24, qui, dans ces sièges,ont tiré chacun 2700 coups, à la charge du tiers du poids duboulet, ont parfaitement résisté; et que les plus forts logemensde boulets étaient de 0,007 seulement, sans autre dégradationdans lâme.

Il arriva même dans ces sièges, que des canons en fer tirèrentquatre à cinq cents coups de suite, sans être nullement dégra-dés, tandis que des canons en bronze nen peuvent tirer quecent. Le lieutenant-général, inspecteur des fontes , encouragépar la grande durée de ces bouches à feu, fit éprouver quatrecanons de 24, les uns de la fonderie de Walker, les autres decelle de Carron ; ils pesaient terme moyen 48 quintaux. Ils sou-tinrent chacun 400 coups avec 8 livres de poudre, 1 boulet et2 bouchons, sans quil se manifestât dans lâme aucune altération.

Plusieurs de ceux employés au siège de Saint-Sébastien enEspagne, et qui furent ensuite placés sur les remparts de cetteplace, y étaient encore en très-bon état en 1828, quoiquils eus-sent été depuis la guerre exposés aux intempéries des saisons età lair humide de la mer.

Quelques officiers supérieurs de lartillerie anglaise nous ontassuré navoir jamais entendu parler dexplosion de canon enfer ; mais dautres sont convenus du contraire, et ont ajouté que,