5 2 FABRICATION ET DtRÜK
étant d’un fer de mauvaise qualité, aura été brisé par le premier.Celui-ci en aura pris les morceaux entre les parois de l’âme etlai de manière à en former deséclisses, et les aura ainsi poussésen avant jusqu’à ce que ne pouvant plus aller plus loin , par larésistance que leurs bords tranchans auront opposé dans les sil-lons qu’ils ont formé , il aura fait éclater la pièce (i). La rup-ture n’olfrait aucune trace de gerçures , le fer s’y montrait aucontraire de très-bonne qualité et il n’y avait dans l’âme aucuneapparence de logement ou de battement. Un canon de 24, couléavec un métal moins chaud que de coutume , et qui par consé-quent inspirait peu de confiance , donna dans les épreuves aux-quelles on le soumit , un résultat moins favorable. Il fut d’abordéprouvé par deux coups comme les précédens, ensuite par 5 1 5tirés avec la charge ordinaire, sans qu’il ait éprouvé la moindredégradation, Au 3 i 4 ' coup la culasse se détacha avec violence etfut projetée en arrière sous la forme d’un cône tronqué dont lefond de l’âme formait une des bases. Le reste de la bouche à feuresta intact. Cette circonstance est toute particulière : elle 11’é-tait jamais arrivée ni à Liège , ni ailleurs , même avec le plusmauvais fer. On crut devoir l’attribuer, non à la qualité de cedernier , mais à l’opération du coulage faite de telle sorte quela culasse ne fut pas composée du métal le plus chaud. Pourobvier à cet inconvénient on a pensé qu’il convenait de débou-cher le fourneau avec des persières, comme il sera expliqué plusloin.
Le même accident s’est présenté plus tard avec deux canonsde 3 et un de 12 , ce dernier éclata au 2 0 coup. L’on ne put enconnaître la cause.
(1) L’auteur ne s’est point clairement expliqué sur la manière de charger cette pièce. Card’après ce qu’il dit plus haut, il semblerait qu’il n’y avait qu’un seul boulet sur la charge.
{Traducteur. J