DES BOUCHES A FEÜ.
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en fer forgé, et l’on soumit la pièce à «leux nouveaux coups«l’épreuve, comme la première fois.
On continua celte épreuve dans le mois de mai 1820. Ontira encore 5oo coups en cinq jours, en laissant entre chaquecoup un intervalle d’une minute à une minute et demie, lalumière se trouva fort évasée et le fer attaqué autour de l’o-rifice.
En 1820, on lira 4t 1 coups, en mettant deux minutes d’in-tervalle entre chaque coup : au dernier, c’est-à-dire après avoirtiré 2411 coups (i) elle éclata en plusieurs morceaux, sansqu’on ait pu remarquer auparavant aucun indice qui put faireprésager cet accident.
I.e générel Huguenin regarde comme très-vraisemblable quecette pièce eût résisté plus longtemps, si l’on n’eût employéqu’un bouchon et qu’on l’eût rafraîchie.
En 1820, on éprouva un canon de 6, coulé en 18 «g, auquelon avait adapté une lumière en cuivre rouge. On lui fit d’abordsubir l’épreuve de deux coups tirés avec trois livres de pou-dre et deux boulets. Elle tira ensuite 1,221 coups avec la chargeordinaire. Elle fut portée à la fonderie pour être allezée. Il yavait un logement de boulet de deux points. On lui fit encoretirer ?5o coups et elle éclata au dernier; c’est-à-dire après avoirsupporté 1,975 coups. L'examen de l’âme de la pièce fit recon-naître trois sillons qui se dirigeaient dans le sens de sa longueur,et qui allait en augmentant de profondeur vers la bouche , eus’arrêtant à l’endroit le plus profond.
Il résulte de là, qu’elle a dû éclater par une cause extraordi-naire . Cette cause tient probablement au second boulet qui,
[1) H y a sans doute erreur ou omission de quelques salves f car nous ne trouvons cjua1,615 coups.