DES BOUCHES A FEU.
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Toutes ces fonderies sont en régie : elles ont le titre de fon-deries royales ; niais elles sont dans les attributions de l’admi-nistration des mines et non sous l’influence de l’artillerie, quin’a rien à voir dans la fabrication des bouches à feu en fer : elleest seulement chargée des visites , épreuves et réceptions.
On en coule aussi quelquefois pour l’état dans les fonderiesappartenant à des particuliers, telle que celle de Lauchhammer,dans le duché de Saxe.
L’on n’a employé jusqu’à présent, pour la fabrication desbouches à feu, que du fer obtenu dans des hauts fourneaux parle moyen du charbon de bois ; mais dans les fonderies royaleson a entièrement abandonné aujourd’hui l’usage de ces four-neaux. A Lauchhammer on s’en sert encore, concurremmentavec les fours à reverbère ; autrefois on employait aussi le four-neau de coupelle.
Dans l’établissement de Sayn on se servait, il y a peu detemps, des hauts fourneaux et quelquefois des fours à rever-bère : on a remarqué, en général, que les pièces coulées dansces derniers résistaient davantage.
Avant la campagne de 1812 on coula à Berlin et à Gleivitzplusieurs espèces de bouches à feu, qui donnèrent de très-bonsrésultats. Elles étaient de petits calibres.
Plusieurs canons de 12 , pesant trente quintaux, soutinrentsix coups d’épreuve, dont les deux premiers avec six livres depoudre et un boulet, les deux suivans avec sept livres et unboulet, et les deux derniers avec huit livres et deux boulets.
Plusieurs canons de 6, du poids de quatorze quintaux etdemi, soutinrent six coups chargés de deux livres à deux livresun quart de poudre et un boulet, et les deux derniers de deuxlivres un quart et deux boulets ; mais l’un d’eux éclata plus tardau cinquième coup, à la répétition de la même épreuve. Plu-