56 FABRICATION ET DUItiu;
sieurs autres pièces du même calibre , faites de fer de Silésie ,mais pesant seulement huit quintaux et demi , ont egalementéclaté après quelques coups dans des épreuves , avec la chargede campagne, bien qu’elles eussent résisté aux tirs exécutéspour leur réception. On prit donc le parti de soumettre toutesles pièces semblables qu’on avait sous la main à de nouvellesépreuves. A cet effet, on leur fit tirer dix coups, de la manièresuivante :
Le 4 W coup avec 2 liv. 1/4 de poudre et 1 houle*.
Le 2« id. 2 1/2 id. 2 boulets.
Le 3« id. 2 1/2 id. 1 boulet etune boîte U balles, pesant 91iv.
Les G derniers coups 1/2 id. 1 boulet.
Le nombre des pièces qui éclatèrent dans ces épreuves fut doneuf pour cent. On rejeta toutes les autres. Deux mortiers decinquante livres provenant de la même fonte , éclatèrent ausiège deTorgau, en i8i3. Leur chargeavait été de quatre livresde poudre ; la volée fut mise en morceaux.
Plusieurs canons de 3, pesant sept quintaux, soutinrent sixcoups d’épreuve.
Les deux premiers avec une livre de poudre et 1 boulet.
Les deux suivans id. 3/4 id. 4 id.
Les deux derniers id. 3/4 id. 7 id.
Un obusier coulé pour épreuve à Gleiwits, avec du fer de coke,éclata dans les épreuves. Il entrait dans sa composition beau-coup de fonte grise et même presque noire. Il est possible qu’ilcontint un peu de plomb , attendu que, dans une fonte anté-rieure , exécutée dans un four à reverbère, on en a trouvécombiné avec le fer.
En 1811 , un canon de a4 éclata après avoir résisté aux épreu-ves les plus fortes. Il paraîtrait que cet accident est venu de cequ’on s’est servi d’un bouchon humide, trop fortement pressédans l’âme.
Après la campagne on fit un nouvel essai eu employant du fer