G/j FABRICATION ET DUltjfilî
La pièce éclata au dernier coup. La volée tout entière se dé-tacha , et fut projetée à cinq à six pas en avant.
Le cylindre était tombé en avant, tout près de la bouche ducanon. On remarqua dans l’âme , en avant des tourillons, unenfoncement qui se manifestait au dehors. Le cylindre avaitseulement un pouce hors de vent. Il est très-vraisemblable qu’ilse sera mis de travers, et qu’il aura ainsi déchiré l’âme de lapièce. La partie en arrière des tourillons éclata en quarante oucinquante morceaux.
Quant à l’une de celles considérées comme de bonne qualité,on lui fit tirer deux coups d’épreuve avec une demi-livre depoudre, deux boulets et deux bouchons.
L’obusicr tira deux coups à chambre pleine et un obus. Depuislors cette pièce a soutenu un grand nombre de coups , ce qui adéterminé le gouvernement à faire couler un autre canon de3 et un autre obusier de 4 livres, et dans les derniers temps àfaire une commande de canons légers de 12, des mêmes di-mensions que ceux de campagne.
Bouches à feu composées de cuivre-, allié à d’autres métaux.
Nous arrivons maintenant aux expériences qui ont été faitessur les bouches à feu en bronze, que nous distinguons en troisclasses :
1° Les plus anciennes; celles qui étaient composées de cuivre,d’étain et zinc ;
2 0 Celles en usage aujourd’hui, composées de cuivre etd’étain ;
3 " Enfin celles composées de cuivre, étain et zinc, sur lesquelles on a fait des épreuves.