FABRICATION et in;i',i.i:
So
liages (le métaux neufs rétain éprouve plus de déchet que dansceux de métaux vieux.
Assurément cela ne vient pas de ce que les métaux vieux sontmal affinés, et qu’ils contiennent des métaux étrangers , maisdont nous ne connaissons pas les parties constituantes. Qu’onanalyse exactement les uns et les autres , ou trouvera que lors-qu’on les compose de la même manière et dans les mêmes pro-portions , on obtient des résultats semblables (i).
L’addition de cuivre neuf à l’ancien bronze pour les fontes,est la meilleure preuve de l’inexactitude avec laquelle on pro-cède encore dans la plupart des fonderies, où l’on n’opère pasavec autant de soins qu’en France.
Le raisonnement que l’on faisait autrefois lorsque l’alchimieétait en honneur , prouve l’état de la science qui servait de baseà cette fabrication. Darlheim, entièrement d’accord sur cepoint avec ce qui précède, dit, dans son Traité élémentaire,tome III : « Que les buchilles provenant de l’une des bouches à» feu contiennent sinon le meilleur métal, du moins un métal» aussi bon que celui du reste de la pièce, d’où vient la dispo-» sition des fondeurs à les employer dans les fontes en grand,» comme un utile restaurant pour réparer les pertes occasio-» nées par l’ardeur du fsu. »
Qui ne croirait d’après celte phrase, que les buchilles plusriches en étain que les autres partiesde la bouche à feu, ne soientplus particulièrement propres, dans les nouveaux coulages, àremplacer l’étain qui viendrait à se volatiliser?
Quant à la manière dont ce métal se répartit dans les bou-
(1) Avec cette différence que le bronze fondu plusieurs fois est plus dur que celui quil’est pour la première fois, les proportions de l’alliage étant les mêmes.
(Traducteur.)