DES BOUCHES A FEU.
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19 c 11, 28
On y trouva aussi des traces d’argent, ou plutôt de plomb,d’après ce que nous avons dit plus haut. Ceci prouve clairementcombien les procédés employés dans la fonte des métaux sontincertains et combien les alliages des bouches à feu que nouspensons obtenir identiques, peuvent offrir de différences.
Eu 1810, on fil éclater à Ncisse, un canon de 6 en fer et unautre du même calibre, tous deux de 18 calibres de longueur etdu poids de 8 quintaux i/2; le premier éclata avec G livres depoudre ; le deuxième avec 11 livres.
En 1821, on fit à la Père, des épreuves sur des bouches à feunouvellement coulées.
1° Trois canons de 24 furent tirés à boulets roulans; après 36ocoups, il y eut un logement de boulet considérable et l’àmes’était élargie en arrière du boulet: on prit alors de la poudreanguleuse au lieu de poudre ronde ; par ce moyen le boulet sotrouvait plus en arrière. O11 tira ainsi jusqu’à ce qu’il y eut un nou-veau logement de 18 à 20 points, ce qui eut lieu dans le premiercanon après 55o coups; dans le deuxième après 764 , et termemoyen sur les trois pièces après 638. Au moyen d’une sectionfaite avec une scie, 011 trouva une grande quantité debatlemcnsdans l’âme etdestraces de fusion. L’augmentation des diamètresde lame ne se fesait point apercevoir à l’extérieur de laculasse.
2* Trois canons de 24 furent tirés avec des boulets ensabolés;deux d’entre eux soutinrent 5,000 coups sans éprouver de dé-gradations considérables; le troisième se trouva hors de serviceaprès 2,460 coups, l’dme s’était élargie dans une longueur dea pieds 9 pouces à partir de la culasse. On avait également rem-placé la poudre ronde parla poudre anguleuse.