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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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88 FABRICATION ET DURÉE

du llliiu ; telle commission déclara que de nouveaux essais surla composition du métal à canon étaient généralement néces-saires. Une autre commission attribua le peu de durée des groscalibres au mélange imparfait des métaux composant lalliage età son refroidissement lent dans le moule. Si les tableaux deDartein sont vrais (Observations sur la fabrication des bouches dfeu ),on affinait très mal les métaux en France, pendant la révolu-tion et quelque temps après. Il y avait alors, en France, beau-coup de fonderies, et ceux qui les dirigeaient étaient si peu ex-périmentés, quils firent les plus grandes fautes. Aussi lonrapporte que xo gros morlicrs de 12 pouces, coulés à Metz,éclatèrent aux premiers coups dépreuve.

4 canons de 24 courts, coulés à Toulouse, éclatèrent en 1809,en Espagne, avec la charge de 9 livres de poudre; en 1817, ontrouva encore dans cetle ville 43 pièces semblables, dont? furentsoumises aux épreuves suivantes :

1 ° On tira 4 coups avec 10 livres de pondre et un buulelplcin ;lun deux, n° 4, éclata au premier coup en 4 morceaix ; unautre, le n° 20, éclata au troisième coup en plusieurs morceauet celui n° 5 , eut des crevasses.

2 On tira ensuite 1 5 coups à la charge ordinaire avec les trocanons qui avaient résisté. Us manifestèrent dans cette épreuvun grand nombre de gerçures à lemplacement du boulet ; celledu canon n* 19 étaient plus fortes que les autres, cepcudanelles ne laissèrent pas transpirer leau.

Lanalyse du métal au bouton de culasse donna pour les piècesdépreuve, sur 100 de cuivre, savoir:

N° 4

a

16,

57 détain.

30

d

i 5 ,

7 °

52

i 3 ,

18

*7

b

12,

95