88 FABRICATION ET DURÉE
du llliiu ; telle commission déclara que de nouveaux essais surla composition du métal à canon étaient généralement néces-saires. Une autre commission attribua le peu de durée des groscalibres au mélange imparfait des métaux composant l’alliage età son refroidissement lent dans le moule. Si les tableaux deDartein sont vrais (Observations sur la fabrication des bouches dfeu ),on affinait très mal les métaux en France, pendant la révolu-tion et quelque temps après. Il y avait alors, en France, beau-coup de fonderies, et ceux qui les dirigeaient étaient si peu ex-périmentés, qu’ils firent les plus grandes fautes. Aussi l’onrapporte que xo gros morlicrs de 12 pouces, coulés à Metz,éclatèrent aux premiers coups d’épreuve.
4 canons de 24 courts, coulés à Toulouse, éclatèrent en 1809,en Espagne, avec la charge de 9 livres de poudre; en 1817, ontrouva encore dans cetle ville 43 pièces semblables, dont? furentsoumises aux épreuves suivantes :
1 ° On tira 4 coups avec 10 livres de pondre et un buulelplcin ;l’un d’eux, n° 4, éclata au premier coup en 4 morceaix ; unautre, le n° 20, éclata au troisième coup en plusieurs morceauet celui n° 5 , eut des crevasses.
2“ On tira ensuite 1 5 coups à la charge ordinaire avec les trocanons qui avaient résisté. Us manifestèrent dans cette épreuvun grand nombre de gerçures à l’emplacement du boulet ; celledu canon n* 19 étaient plus fortes que les autres, cepcudanelles ne laissèrent pas transpirer l’eau.
L’analyse du métal au bouton de culasse donna pour les piècesd’épreuve, sur 100 de cuivre, savoir:
N° 4
a
16,
57 d’étain.
30
d
i 5 ,
7 °
52
€
i 3 ,
18
*7
b
12,
95