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FABRICATION ET DURÉE
En 1812, M. Ducros coula à Turin un canon cle 4 , de cetleespèce : Le bronze s’unit parfaitement à l’âme en fer; maisaprès le forage, il se trouva trop mince en quelques endroits. Iln’en soutint pas moins le tir de 2,000 coups sans manifester lamoindre altération. On tira ensuite 9 coups avec une charge depoudre double et deux boulets, au dernier coup il éclata.
En 1819, le chef d’escadron Ducros, répéta ces expériencessur un canon de <i\ et un de 4 coulés à Strasbourg.
En 1821, M. Martin coula un canon de 12; en 1822, uncanon de 16: l’âme du premier était en fer forgé et celle dudeuxième en fer coulé.
En 1826, on coula trois canons de 2ij, l’un sur des cylindrescreux en fer placés l’un au bout de l’autre de manière à formerla longueur de l’âme ; un autre sur un cylindre creux de fereoulé, n’ayant que la longueur de l’emplacement de la chargeet du boulet; le troisième sur un cylindre pareil, mais en ferforgé. Ou les fora seulement au calibre de 16 pour laisser unecouche de bronze sur le fer. On leur fit seulement subir le tir dei 5 o coups, auquel elles résistèrent parfaitement. On devait plustard continuer les épreuves.
CHAPITRE III
VALEUR INTRINSÈQUE DES DIFFERENS METAUX EMPLOYES A LA FABRICA-TION DES BOUCIIF.S A FEU.
Nous venons d’exposer les expériences qui sont venues à no-tre connaissance sur la durée des bouches à feu. Elles laissentencore des lacunes pour bien connaître le métal à canon ; car laplupart ont été le produit du hasard, et les autres ont étédiri-