SES BOUCHES A FEU. 99
que cet alliage s’oxide aisément, ce qui le rend déjà peu propreà être employé.
D’après les essais faits en petit nombre par M. Dussaussoy, cetalliage ternaire a eu l’avantage une fois d’empêcher les souf-flures dans un coulage en sable. Mais dans les fontes en terreoù cet accident n’a pas lieu, cet avantage disparaît. Un secondavantage de cet alliage est dû à la dureté qu’il procure à la sur-face du bronze , ce qui serait important si l’on devait revenir aucoulage à noyau.
La composition de cet alliage était de 100 de cuivre, 11d’étain et un de ferblanc , dans lequel il entrait 0, de fer.L’alliage perd en ténacité et en dureté quand il y entre plus de2 parties de ferblanc; cependant, si au lieu de 11 d’étain on met12, on peut y faire entrer ces 2 parties de ferblanc.
APPENDICE.
RÉUNION MÉCANIQUE DU BRONZE ET DU FER.
Depuis plusieurs siècles, on a tenté nombre de fois d’adapteraux canons en bronze une âme de fer forgé. Ces essais ont euparticulièrement lieu en France. M. le capitaine Hervé cite lessuivans: la bouche à feu la plus ancienne de cette espèce dontil parle, a été coulée dans l’fnde en 1666 et se trouve actuelle-ment à Brest. Tlus tard, en France et en Allemagne, on aproposé de fabriquer des bouches à feu de ce genre, mais cespropositions n’ont pas été adoptées. En 1802, on coula à Stras-bourg un canon avec une âme en fer étamé. Cette opérationréussit.
{l)Le dessin vient d’en Sire iylhographié & Strasbourg.
f Note du Irai. J