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FABRICATION ET DUHÉF.
que le canon de fusil est d’un entretien facile, et qu’on peutaisément le garantir de l’oxidation, il en doit être de même descanons en fer forgé , la conséquence n’est pas exacte, car il y ade la différence de l’un à l’autre pour le poids et pour la manièredont la culasse est fermée. Cependant, avec quelques précau-tions , il serait facile de les préserver de la rouille. Au surplus ,nous avons vu des pièces de cette espèce restées pendant dessiècles sur des remparts et même enfouies dans la terre , et quin’ont pas été sensiblement dégradées par la rouille.
Une objection qui paraît beaucoup plusgrave contre les bou-ches à feu eu fer , est puisée dans la difficulté que l’on éprouvedans leur fabrication en grand , ce qui permet de douter qu’ellepuisse jamais suffire à tous les besoins (1).
Quand on voit combien l’on a de peine à trouver des lamessans défauts pour la fabrication des canons de fusil (2), lorsmême qu’elles ont été préparées avec soin, et combien ilse trouveencore après cela de ces canons remplis de pailles ou de ger-çures ; lorsque l’on sait combien il est difficile de lier ensembledes pièces d’un fortéchantillonsans qu’il y ait quelquesoulutionde continuité qui permette plus tard à la rouille ou au feu d’ypénétrer ; combien il est difficile de découvir ce défaut par desépreuves ou autrement, et combien enfin, dans les fabriques,les ouvriers sont négligeas et les surveillans peu soigneux, onconvienda qu’une bouche à feu en fer forgé, qui doit subir lesépreuves les plus rigoureuses, ne donnerait pas encore, lorsmême qu’elle y satisferait complètement, toutes les garanties
(t) On les fabriquerait aussi facilement et en aussi grande quantité que les ancres, si on▼oulait former un établissement pour ce genre de travail. (Note du traducteur. J
(2) Ces peines n’ont pas lieu quand on emploie des fers comme ceux de Porrentruy quine donnent que 1/2 pour cent aux épreuves (Note du traducteur. J