DliS BOUCIIKS A FEU.
ÎOO
nécessaires , el ce succès ne suffirait pas pour adopter la fabri-cation en grand de ces sortes de pièces (i).
a" Bouches d feu en fer coulé.
Ces bouches à feu ont une dureté suffisante lorsqu’on ne sesert pas à dessein d’un fer trop mou. Nous en avons vu soutenirle tir de trois mille coups, sans que les battemcns ou logementde boulet les aient mis hors de service. Lorsque le fer qui lescompose est d’une qualité cassante à chaud , la rouille ne peuts’y attacher que par une coupable négligence ; car avec un peude soin on peut les en garantir. Cependant il est dangereux des'en servir si l’on n’a préalablement la précaution d’enlever celterouille s’il y en a. C’est ce que semblent indiquer les piècesqui ont éclaté à Colberg.
Les bouches à leu coulées avec un fer d’une bonne qualitéont une ténacité suffisante pour soutenir le tir auquel elles sontdestinées. Elle est souvent beaucoup moindre que dans le bronze,el elle est encore affaiblie par les fortes épreuves ; mais son in-tensité dépend d’un grand nombre d’influences peu connues,dues aux parties constituantes du métal et à l’opération du cou-lage. Un vice principal tientà son affaiblissement par un tirrépété , ce que nous attribuons à un manque d’élasticité.
Souvent des bouches à feu éclatent après un petit nombrede coups , ce qui peut provenir d’un manque de cohésion. Maisd’autres fois elles résistent à un très-grand nombre, et parais-sent extérieurement sans la moindre altération et sans rouille ,
(1) On ne conçoit pas cette objection de Tauleur : Les difficultés qu il redoute n’exislcuipas el il serait aussi facile d’établir cette fabrication que toutes les autres déjà formées sousla surveillance des artilleurs français.
{Note du traducteur, J