io8
FAIilUCATlON ET DL'HÈI!
provoque leur rupture ; aucun fait connu n’est venu la confir-mer. Presque tous les accidens malheureux; qui sont arrivés ,n’ont eu lieu que dans un tir modéré.
On sait aussi que la plupart des artilleurs croient que les piè-ces en fer s'échauffent plus facilement que celles en bronze, etcela se trouve môme énoncé dans l’un des meilleurs ouvragessur la’ science de l’artillerie ( Routroy , premier volume , page5^3 ), tandis que le contraire a été prouvé d’une mauière très-décisive. 11 est donc permis de repousser des opinions reçues,qui n’ont pour elles que l’autorité du temps ou le préjugé.
5“ Bouches à feu en bronze.
Ces bouches à feu doivent avoir été bien mal fabriquées, sila force de cohésion leur manque. Mais du moment qu’elles ontcelte qualité, ce n’est pas un tir continuel qui peut la leur ôter,au point d’éclater. C’est plutôt par trop de dureté qu’elles pè-chent. Jusqu’à présent les pièces de campagne paraissent satis-faire à toutes les conditions qu’on est en droit d’exiger, et dont*1 a été question plus haut, si l’on fait abstraction du prix élevéde la matière. Mais les pièces de gros calibre , au contraire ,sont loin de pouvoir faire un service convenable. Il manque en-core d'essais suffisans pour être en état de prononcer avec cer-titude quel remède il convient d’y apporter, et si une additionde zinc et un prompt réfroidissement pourraient contribuer àleur amélioration. On ne sait pas davantage à quoi attribuer lenon-succès de la coulée qui a lieu quelquefois, puisque l’onmanque de données chimiques nécessaires sur la propriété del’alliage.
Les essais qui ont été faits récemment sur l'alliage ternaire,n’ont pas fait connaître s’il pourrait être adopté pour métal à