DES DOUCHES A FEU. 10(J
canon ; mais la séparation du fer à chaque refonte n’est pas unmotif (1e rejet, puisqu'on peut le. remplacer chaque fois.
L’avantage d’une âme en 1er dans les canons en bronze res-tera toujours si incertain, à cause de la dilatation inégale desmétaux, que nous pouvons douter que ce procédé puisse jamaisêtre adopté.
CHAPITRE IV.
ÉTAT ACTUEL DE l’aRT DE FOXDRE LES BOUCHES A FEU.
Après avoir examiné l’art des fontes et les produits des fonde-ries depuis leur création jusqu’aux derniers temps, il nous resteà voir en détail les procédés employés aujourd’hui, ainsi que lesexpériences qui ont été faites en différens pays, sur ceux quisont les plus avantageux, afin d’établir des principes générauxsur cette matière importante.
A. Fabrication des bouches d feu en fer.
L’art de la fabrication des bouches à feu en fer est resté jus-qu’à présent dans la plus profonde obscurité. Les écrits, soitdes fondeurs en bronze, soit des artilleurs , ne s’expriment surcelte matière que d’une manière générale. Les ouvrages de mé-tallurgie qui traitent surtout de la production des fers de gueusesous le point de vue économique, ne font mention de la fontedes bouches à feu qu’en ce qui concerne le moulage et les tra-vaux mécaniques relatifs à leur fabrication, comme s’il ne s’a-gissait, pour obtenir une bonne pièce d’artillerie, que de jeterde la foute grise dans un moule, et de la travailler ensuite autour pour la polir ; mais les expériences ne laissent aucun douteque du fer de gueuse peut donner une bonne bouche à feu, et enmême temps une très-mauvaise. Ainsi tout démontre donc lanécessité de ne plus laisser livrée à l’incertitude une fabrication