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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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FABRICATION ET DURÉE

à laquelle sont attachés le bien de létat et le salut de ses défen-seurs , et dapporter enfin une étude profonde dans lart de lafonte , et le plus grand soin dans les procédés de coulage et defabrication.

Ce que nous allons en dire est le résultat, en quelque sorteexclusif, des observations spéciales faites dans différens pays.Nous navons pas certainement la prétention de donner à cesujet des explications satisfaisantes sur tous les points; maisnous espérons du moins y apporter quelques lumières.

\ a. Choix du minerai.

11 existe dans plusieurs contrées certains préjugés sur lesavantages des difléreusminerais de fer employés à la fonte desbouches à feu : les uns veulent du minerai quartzeux ( Sels-trom); les autres du minerai calcaire (Grignon ) ; dautres re-gardent tout le minerai dun pays comme très-propre à cetusage, et celui dautres pays très-mauvais; enfin plusieurs sou-tiennent encore que le fer pur étant de la même qualité danstous les minerais, tous doivent être également propres à la fontedes bouches à feu ( Breithaup. ) Aucune de ces opinions nétantfondée, nous devons chercher ailleurs la vérité. Nous espéronsau moins pouvoir en approcher par la comparaison que nousallons faire du minerai de Suède, et des procédés en usage dansce pays pour la fonte des canons, avec ce qui se passe dansdautres pays à cet égard.

Le minerai dont on se sert en Suède est celui appeléfer magnétique (î) ou oxidulé, non que des essais décisifs et con-cluons en ait fait connaître lavantage sur les autres , mais

(1) Fer oxidé pur; combinaison de por oxide ci de protoxide de fer daprès Berzelius.

(Traducteur.)