142 fabrication et durée
humecte avec de l’eau dans laquelle on met du crolin de cheval,de la poussière de coke et de la terre de pipe, le tout bien remué.Avant de s’en servir on laisse reposer la masse autant que pos-sible. Le moule préparé et achevé de la manière ordinaire, estpendant vingt-quatre heures très-fortement chauffé dans uneétuve où on le laisse refroidir. Il est couvert d’une épaisse couchede crotin de cheval qu’on laisse sécher. Il est ensuite enduitd’une couche très-mince de poussière de coke, de crotin et deterre de pipe délayée dans l’eau. Pour sécher cette couche noire,elle est exposée à un feu doux pendant dix-huit heures.
Cet enduit procure à la foute une surfaee plus unie que celuien terre glaise qui la laisse ondulée et raboteuse, surtout quandle modèle lui-même a été fait en argile ou en plâtre, et il sedépouille mieux que ceux faits simplement en sable.
Le moulage en terre est employé avec avantage, partout où laforme extérieure des pièces change très-souvent, comme cela alieu dans les usines suédoises où l’on coule pour toutes les puis-sances étrangères. Cette sorte de moulage, sous le rapport dumatériel de l’usine, n’est pas plus dispendieux, quoiqu’il exigeplus de travail, que celui en sable. Il a en outre l’avantage depouvoir être employé partout et d’abréger la main-d’œuvrelorsque l’on se sert de modèles en bois sur lesquels les partiessaillantes et les moulures peuvent être appliquées et détachées,et non comme avec les modèles en terre ou en plâtre, où l’onest obligé de les exécuter chaque fois.
Chacune des deux méthodes de moulages a donc des avan-tages suivant les circonstances et les localités, et c’est d’aprèsl’expérience, que l’on peut juger laquelle des deux doit avoirla préférence. Toutefois, c’est éclairé par cette même expérienceque nous conseillerons à ceux qui emploient le moulage ensable, d’y introduire les améliorations adoptées à Liège, ainsi