DES BOUCHES A FEU. 1 43
qu’à Sayn, qui consistent à polir les bords des caisses, afin que,pressés l’un sur l’autre, elles puissent joindre parfaitement.
A Liège, ces caisses sont percées de plusieurs trous. Nous nesavons pas si c’est d’après l’opinion de M. Dussaussoy ( Annalesde chimie et de physique, page 229) ou par quelques motifsparticuliers. Ces trous sont pratiqués en partie pour faciliterl’introduction de la chaleur dans les moules, et en partie pour ledégagement de la vapeur pendant la fonte. On fait aussi brûler,pendant la coulée, de la paille auprès de ces ouvertures. L’oxidede carbone et l’hydrogène carboné prennent feu et brûlent avecdes flammes bleues et blanches.
Le recuit des moules en terre et en sable a lieu plus sûrementet plus régulièrement dans des étuves qu’en plein air avec descharbons ardens.
Pour un refroidissement lent, il est très-avantageux d’entourerle moule de terre chaude bien damée, afin de l’établir solide-ment dans la fosse. Mais dans les fonderies où l’on coule jour-nellement, l’emploi d’une si grande quantité de terre devien-drait difficile et coûteux, souvent même inexécutable; il estalors plus convenable de renforcer le moule, au moyen de pou-tres solidement liées entre elles, ou établies avec des boulonscontre des cloisons d’une manière invariable. L’enlèvement desmoules pleins et leur remplacement par des moules vides devien-nent alors plus faciles. A Liège, où cette méthode estintroduite,on avait cherché autrefois, pour empêcher un refroidissementtrop prompt, d’envelopper le moule de paille à laquelle onmettait le feu après le coulage. Cette méthode a été abandonnéesur ma remarque, qu’il était plus convenable d’employer descaisses doubles, afin que la couche d’air existant entre elles pûtproduire le même effet. Les circonstances locales doivent dé-terminer pour celui des deux moyens qu’on doit employer. Ce-