DES BOUCHES A FEU. j4j
s’est comporté dans le refroidissement ; de combien il s’est affaissé;le poids que la barre d'épreuve a supporlé, etc., etc. Si l’onconnaît toutes ces choses et que l’on ait une pratique suffisante*on pourra déjà savoir si la bouche à feu est d’une bonne qualité,et l’épreuve du tir aura seulement pour objet de faire recon-naître les vices particuliers provenant du coulage, qui se déro-beraient à l’œil, comme soufflures, etc., et qui pourraient seprésenter avec le meilleur procédé de fabrication. Ainsi nous neprononcerons pas sur la bonté absolue d’une pièce d’aprèsl’épreuve du tir; mais d’après le soin qu’on aura mis à sa fabri-cation.
Parmi les épreuves du tir actuellement en usage, on en peutdistinguer deux principales. L’une, et selon toute probabilité, laplus sûre, mais applicable seulement aux produits des fours àréverbères, est celle où l’artilleur ayant suivi et examiné la fabri-cation, comme il vient d’être dit, on peut se contenter de cons-tater la résistance de la bouche à feu par le tir de quelques coupsseulement avec chaque pièce en particulier. La seconde espèces’applique aux pièces dont la fabrication ne serait point dirigéepar des officiers d’artillerie. Cette épreuve peut elle-même avoirlieu de deux manières : l’une, où un certain nombre de bouchesà feu, prises au hasard sur toute la livraison, sont éprouvées;l’autre où chaque pièce en particulier est soumise à l’épreuve.
L’épreuve de la première division doit seulement être em-ployée lorsque l’arlillerie surveille elle-même la fabrication, etque la bonne qualité des produits est déjà constatée. Cette con-sidération seule devrait déjà déterminer toutes les puissances àmettre la fabrication des bouches à feu entre les mains de l’ar-tillerie ; car il est de son intérêt d’examiner avec le plus grandsoin la fonte brute parmi laquelle elle a le choix. L’exactitudeet l’ordre que ce corps peut apporter dans les procédés de fabri-