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FABBIC'ATKW ET DUn/iH
Epreuves des bouches d feu en fer.
L’épreuve de* bouches à feu par le moyen du tir, a été jusqu’àprésent la seule garantie que l’on ait cherché de leur bonnequalité. Mais plusieurs expériences ont prouvé que cela ne suffitpas pour les pièces en fer, puisqu’il est arrivé très-souvent quedes pièces qui avaient résisté à ces épreuves, ont été misespromptement hors de service par le tir ordinaire et même ontéclaté à une charge bien inférieure à celle des épreuves. Ainsi,tes épreuves avec la charge la plus forte 11e donnent pas une véri-table garantie; son action affaiblit au contraire la force de-cohésion des parties métalliques. Ainsi l’épreuve d’une boucheà feu prise parmi un certain nombre de pièces de la même fabri-cation ne peut donner une sécurité suffisante, puisque par uneinfinité de causes, ces pièces peuvent avoir une ténacité diffé-rente.
Les garanties premières sont donc ,, l'a qualité connue du-minerai, la conduite réglée de la fonte, les procédés die coulageet de fabrication.
Néanmoins, avec ces données principales, il est toujours dif-ficile de juger de la bonté d’une bouche à feu, ainsi que nous leprouve l’expérience ; mais nous le répétons, les procédés em-ployés dans te fabrication, ainsi que tous les indices dont nousavons parlé plus haut r suffisenl, d’après notre opinion, pour faireeounaîtresa qualité sans avoir recours aux fortes épreuves du tir.
Pour apprécier une bouche à feu avec exactitude, il fautdonc, connaissant la qualité du minerai employé, avoir suivil’opération du coulage; connaître la qualité de la fonte et le ré-sultat des épreuves auxquelles on l’a soumise ; avoir dirigé ousurveillé la confection du moule ; s’être assuré de la températuredu bain au moment du coulage; de la manière dont le métal