FABRICATION ET Dim&Ii
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La personne chargée de la réception des bouches à feu, lors-qu’elle le juge convenable, peut encore prendre une pièce aprèscelte épreuve et lui faire tirer dix coups avec la charge de lamoitié du poids du boulet et deux projectiles. Si celte pièceéclate, on rejette les vingt-huit bouches à feu composant lacommande.
En Suède, les frais d’épreuves sont au compte des acheteurson tire avec chacune de trois jusqu’à dix coups, à la charge de5/i2 à 8/12 du poids du boulet et plusieurs projectiles ; onexamine ensuite si la pièce est détériorée. Mais l’explosion del’une d’entre elles 11’a aucune influence sur l’opinion que l’on seforme de celles qui résistent. Celte espèce d’épreuve laissebeaucoup à désirer, parce qu’elle n’est pas assez forte pourfaire éclater les pièces médiocres et qu’elle l’est trop pour 11epas nuire à la solidité de celles qui sont bonnes.
Comme l’épreuve en usage en Suède a quelque chose departiculier, elle mérite de trouver place ici.
Avant i8o5 on faisait tirer deux coups à chaque pièce, lepremier avec une charge du poids du boulet, le deuxième avecune charge de moitié seulement. On introduisit ensuite, d’aprèsle général Hellwig, l’épreuve suivante :
Pour le canon de 6 du poids de 135 fois celui du boulet, deuxcoups à deux livres trois quarts de poudre ( de poids dePrusse ),et un cylindre en fer de six calibres delongueur.
Pour celui de 12 pesant également i35 fois son projectile, sixcoups à une livre 2i;52 et deux boulets., plus deux coups àhuit livres et demie et deux boulets, plus deux coups à sixlivres uu tiers et un cylindre de quatre calibres de longueur,quatre coups à cinq livres î/poa et deux boulets
Pour celui de 27 pesant 1 70 fois son projectile.
? coups à \l\ H v * 4/2 et 2 boulets.