158 FABRICATION ET DURÉE
vaut d’autres par un réfroidissement très-prompt. Mais celaarrive dans des circonstances qui nesont pas encore déterminées:,au point qu'ordiuairemeiit dans des canons de 12 et de 24,l’alliage dur se sépare du mou à mesure que le forêt augmente.Nous 11e pouvons donc que fixer sur ce point l’attention de ceuxqui ont eu occasion de diriger la fabrication des bouches à feu.Cet objet a une grande importance, car il servira aussi à détermi-ner la meilleureméthode démoulage, et si par le coulage à noyaul'âme n’obtiendrait pas plus de dureté.
On a fait des essais à ce sujet ; pour cela on a coulé dans dif-férens creusets des barres de deux pouces de diamètre sur sixpouces de longueur avec des métaux neufs, eu observant autantque possible, que dans la fonte , les circonstances fussent lesmêmes. Ces barres furent cassées ; l’une avait une cassure uni-forme parfaitement bonne; uneautre avait tout autour un cordonde couleur cendrée, de la largeur de deux lignes ; dans unetroisième, l’étain s’étaitséparé du cuivre, etc. On 11e put détermi-ner la cause de cette divers; té d’effets. Dans le deuxième cylindre,le bord d’une couleur cendrée contenait g, 98 6/0 d’étain; cetautre qui était d’une couleur rougeâtre en contenait 9, \ 2, maisil eu contenait plus en s’approchant des bords.
Aujourd’hui beaucoup de personnes veulent , dans la fontedes bouches à feu, que les moules soient très-conducteurs ducalorique ; en Russie, par exemple , on doit couler toutes lespièces de campagne dans des moules en fer. D’autres soutien-nent au contraire, qu’on ne peut avoir de bonnes bouches à feuqu’en les coulant dans des moules non conducteurs de la cha-leur. Beaucoup d’essais ont été faits en Silésie pour le coulagedes pièces en fer sur des moules confectionnés avec un sabledurci; ils n’ont pas réussi. Dans les fontes qui eurent lieu dansdes moules en fer, le métals’éleva et sortitmême du moule au