DES BOUCHES A FEU. l5g
lieu de s’affaisser , sa pesanteur spécifique fut effectivementmoindre que celle du métal coulé dans des moules en terre et ilétait rempli de soufflures.
ftl. Dussaussoy trouva aussi, sur des essais qu’il fit, que dansles moules en sable le métal monte en se refroidissant ; taudisqu’il s’affaisse dans ceux en terre ; à la vérité, cette élévationde bronze , est en raison inverse de la sécheresse du moule ensable. Il attribue cet effet à l’action de la vapeur de l’eau et desautres gaz qui ne peuvent s’échapper des moules qui sonttrès-compactes. C’est pourquoi le métal, par son prompt re-froidissement, reste bientôt stationnaire après s’être élevé : aussiprésente-t-il des cavités et il a peu de densité. En l’observant desuite après la coulée, on remarque très distinctement un bouil-lonnement dans l’alliage liquide. C’est pour ce motif queSI. Dussaussoy rejette entièrement le moulage en sable; ill’admet seulement pour des cylindres d’un alliage plus chargéd’étain et plus dur. Il recommande à ce sujet de battre for-tement la couche de sable la plus rapprochée du métal , delaisser les autres plus légères et de faire plusieurs trous auxcaisses du moule. Mais, dans ce cas même, le moule en sable nepeut supporter un métal trop chaud, particulièrement le bronzequi attaque le moule plus que le fer. Pour obvier aux inconvé-niens des motdes en sable et cependant pour en conserver lesavantages sous le rapport de la netteté des produits et dela promptitude de la fabrication il a été proposé récemmentd’employer les caisses avec des terres réfractaires; par exemple,avec des débris de porcelaine pilée, mêlée avec de l’argile or-dinaire, et de faire ensuite chauffer le moule le plus possible eny mêlant du coke. On recommande encore de ée servir d’eauargileuse mêlée de graphite ; elle sert à lier la matière. Suivantl’opinion des fondeurs les plus expérimentés, le moulage en