DES BOUCHES A FEU.
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mie jante et fit sauter la bande ; il s’arrêta sur le tourillon degauche qu’il frappa avec violence ; mais la bande de roue qu’ilavait détachée alla heurter contre la crosse de l'affût voisin, d’oùelle ricocha au loin et cassa la jambe d’un sergent.
Le n° a près du torrent situé à gauche de la batterie.
Malgré le grand nombre de petits morceaux lancés dans toutesles directions il n’y eut que trois hommes de blessés dont ungrièvement, indépendamment du sergent de canonniers, qui avaitmis le feu à la pièce fut jeté par terre et n’eut que la maindroite, la figure et ses habits un peu brûlés.
Pendant les écoles des années 1784 et 1785 les charges fu-rent, comme de coutume, plus soigneusement placées dans dessacs à terre pour être ensuite introduites dans les pièces aumoyende la lanterne , de sorte qu’on ne peut supposer que l’explo-sion du Tigre fût due à une charge trop forte.
Les éclats de cette pièce furent portés à l’arsenal de manièreà ne pas altérer leurs cassures.
L’examen qui fut fait de ces éclats, le 32 aoûtsuivant, donnales renseignemens ci-après :
Les cassures présentaient une couleur plus blanche que lasurface du canon , et le cuivre ne s’y faisait reconnaître qu’enpeu d’endroits. L’alliage était très-cassant et d’une duretéinégale.
Les principaux morceaux de la pièce entre les anses et laculasse s’étaient détachés dans le sens de la longueur de l’âme,comme la chose a lieu dans les cylindres ; l’éclat n° 3 contenaitle grain de lumière enclavé de la moitié de son épaisseur.
Les trois morceaux composant la culasse et le premier ren-fort, qui étaient les plus considérables, s’étaient séparés par dessections dans le sens du diamètre, et le n° 1 11’était formé que