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naturaliste-antiquaire fort distingué, le docteur L. Le-vade, auteur du Dictionnaire du canton de Vaud,,ouvrage plein de recherches et do science, qu’il faut,feuilleter et consulter sans cesse quand on s’occupe dela légende et de l’histoire de ces splendides contrées.Ce livre a été très-utile à Lutz, et je suis moi-mêmeobligé de lui faire de nombreux emprunts.
Au sein des monts dominant la ville est le vallonalpestre des bains sulfureux de l’Alliza, — belle excur-sion pour le promeneur en quête de sites romantiques.
A une demi-lieue do Vevey— vieux style — se pré-sentent les tours d’un ancien château, au milieu despeupliers, en avant d’un gros village et sur une sailliode la rive, c’est la Tour de Peilz (prononcez Pii : Tur-ris peliana).
La fondation en est attribuée à Pierre de Savoie(1239) : il plaça le château et le bourg sous la protec-tion do saint Théodule, premier évêque du Valais .Ce prince belliqueux croyait avoir créé une ville —mais Vevey était trop près. La Tour resta donc unesorte de faubourg, malgré les privilèges accordés par-Amédée VI , et fut à Vevoy ce que Carouge est à Genève ,la Guillotière à Lyon , la Tronche à Grenoble . Les deuxendroits ont été pillés et brûlés par les Bernois, pouravoir, peu de temps avant la bataille de Morat , favoriséle passage de soldats italiens qui allaient renforcerl’armée du Téméraire, campée près de Lausanne .
Les étymologistes voient dans cette dénomination detour de Peilz, des traces du nom de Pierre (de Sa-voie), et ceci rappelle le célèbre quatrain épigramma—tique du chevalier d’Aceilly (de Cailly ) :
Alfana oient d’equus sans doute...