IV
Enfin te voilà, nous te retrouvons
O Léman ! .
Jamais Dieu versa-t-il sur sa terre choisie,
De sa corne de dons, d’amour, de poésie,
Plus de noms immortels, sonores, éclatants
Que ceux dont tu grossis le bruit lointain du temps ?
L’amour, la liberté, ces alcyons du monde,
Combien de fois ont-ils pris leur vol sur ton ondeOu confié leur nid à tes flots transparents (1 ) ?
Nous sommes au Bouveret, petit port sur le lac, où ily avait jadis une tour. L’étroit espace compris entre celieu et Saint-Gingolph — quatre kilomètres tout auplus — est tout ce que le Valais possède aujourd’huidu littoral lémanique. Mais la moindre parcelle de cesrives heureuses a autant de charme que d’importance,