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Voyage dans la Suisse française et le Chablais : les Lacs de Genève <Léman>, de Neuchâtel, de Bienne et de Morrat / par Alfred de Bougy ; opuscules posthumes de J.-J. Rousseau et lettres inédites de Madame de Warens
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à loisir, tout le paysage du littoral, pendant que monSuisse navait souci que du vin dont nous nous étionsmunis pour réparer nos forces endommagées par letravail de la manœuvre.

Au retour, nous nous fourvoyâmes dans les roseauxet eûmes grandpeine à nous en tirer.

Otez les eaux à la terre,

La terre sera sans yeux,

Et jamais sa face austèrePleine dombre et de mystèreNe réfléchira les deux.

Cest surtout pendant un tour en Suisse , dans ce payssi mouillé, quon goûte ces vers de M. Victor de La-prade, lesquels ont lair dy avoir été faits.

Ce fut en 1765 que J. J. Rousseau vit pour la pre-mière fois lîle de la Motte. Il écrivait de, le 4 juil-let, à du Peyrou, et, le 20, à dIvernois. On trouve,dans cette dernière lettre, léloge de M. de Graffenried,bailli de Nidau , qui était venu rendre visite à l'illustreermite. Jean-Jacques ne se doutait guère alors que cemême personnage serait chargé, peu de temps après,de lexpulser de lîle.

En fait de littérateurs français de notre époque, jene sais que M. le comte Eugène de Montlaur, unesprit aimable et distingué, qui ait fait un pèleri-nage à lîle Saint-Pierre . Les souvenirs en sont consi-gnés dans les Essais littéraires (portraits, paysages etimpressions), d jextrais la page que voici :

« ... Le pavillon que nous avions laissé désert, nousle retrouvâmes entouré par une foule bruyante ; ondansait, à lintérieur et à lextérieur ; cétait un spec-