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de Genévois-Nemours; —mais sur la chaîne des hau-teurs qui enserrent le lac, près des Barrâtes, une chétiveruine, très-mal à propos baptisée : Maison de Rousseau.
Mes investigations furent, en revanche, infruc-tueuses; un laborieux antiquaire du pays (M. EloySeran), m’ayant gratifié de plusieurs fascicules du re-cueil do l 'Association Florimontane, pour la biblio-thèque de la Sorbonne, j’eus l’heureuse chance d’y dé-couvrir quelques lettres originales de madame deWarens, et de personnes en rapport avec elle. Lapublication en a été faite dans ledit recueil par M. Re-plat, annonçant que la découverte est due à son amiM. Jules Vernaz, procureur du roi à Chambéry . Ils’agit de six pièces, — quatre, parfaitement insigni-fiantes, et deux offrant un certain intérêt. Ce sont cesdernières que je reproduis et que l’auteur savoisien acommuniquées à ses confrères de l’Association.
Le premier autographe est un reçu de 30 livres, re-latif à des travaux exécutés à la Colombière. Le secondest une procuration pour affaires industrielles. — Onsait que la baronne essaya vainement de réparer le dé-sordre de ses finances au moyen de fabriques et d’ex-ploitation de mines. Cette pièce est revêtue du cachetarmorié de la famille de la Tour-de-Peilz ( d’azur à latour d’or, accompagnée de trois étoiles à cinq rais dumême). « Cachet des affaires sérieuses, comme le faitremarquer M. J. Replat; nous verrons que madamede Warens en avait encore un autre. » Le troisièmeécrit émane d’un M. Daviet de Foncenex qui s’acquitted’une commission. Le quatrième est de ce Vintzenried,alias de Courtille, misérable coureur d’aventures dontRousseau a fait bonne justice.
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