Malheureusement plus de la moitié de l’éclipse a étéperdue pour nous, de même que pour la plus grandepartie de nos contrées, par l’orage violent qui a parcourupresque toute la Suisse dans l’après-midi du 18 juillet.
Déjà à midi, on apercevait un orage lointain; à 1 heure15 minutes le ciel se découvrit avec un vent très-fort deN. N.-O., de sorte que le commencement de l’éclipse a puêtre observé.
J’avais préparé pour l’observation notre grande lunetteparallactique, dont j’avais réglé le mouvement sur celuidu soleil. J’employais le plus faible oculaire du micromè-tre de position dont le grossissement est de 128. Ne pou-vant avec la grande lunette voir qu’une partie du soleil àla fois, j’avais monté aussi notre chercheur de comèteafin d’embrasser le disque solaire tout entier. Comme ilimporte dans ce genre d’observations, si l’on veut saisirexactement le moment du commencement, de concentrerd’avance son attention sur le point où l’ombre doit paraî-tre, j’avais calculé ce point avec exactitude, et après avoirdéterminé quelques instants auparavant le point nord dusoleil, je fis passer le fil du micromètre par le point ducontour du disque solaire où l’immersion devait avoir lieu.Le premier contact s’est fait exactement à ce point, c’est-à-dire à 75° 18' à l’ouest du point nord, et à 2 h 21 m 2ü s ,5temps moyen de Neuchâtel . L’incertitude de cette obser-vation peut être d’une seconde, le contact ayant eu lieu