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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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ia portée dun projet utile et à sintéresser à son succès. Pour ar-river à la création de létablissement projeté par M. de Dombasle,M. le vicomte de Villeneuve organisa , parmi les riches proprié-taires du département, une souscription dont il donna le premierlexemple, et à la tête de laquelle il décida M. le Dauphin à placerson nom.

Telle fut la fondation de létablissement de Roville. Si lon veutapprécier avec justice les services quil a rendus et les vicissitudesde sa destinée, il est nécessaire de connaître les bases sur lesquellesil fut organisé.

M. de Dombasle louait pour vingt années, de M. Bertier, le do-maine de Roville, composé de iôo hectares au prix de 10,000 fr.Le fermier ne se dissimulait ni la mauvaise qualité du sol, ni la dis-position peu favorable des bâtiments, ni les inconvénients des stipu-lations de son bail; mais il se flattait, en triomphant de ces difficultés,par les ressources dune bonne culture et dune bonne administra-tion, de donner par même un exemple plus profitable à la contréeet aux cultivateurs.

Pour mettre ce domaine en exploitation normale, pour y ajouterune distillerie, une fabrique dinstruments aratoires perfectionnés,une somme de 60,000 francs était jugée nécessaire; ce fut pour laprocurer à M. de Dombasle quon eut recours à une souscription.Mais lesprit dassociation était si peu développé à cette époque, oncomprenait si peu alors les avantages de linstruction agricole et lesbesoins de notre agriculture, que, malgré les démarches actives dupréfet, on ne put parvenir à réunir la somme dont nous,venons deparler. Force fut de la réduire à 45 ,000 francs par suite darrange-ments avec le propriétaire pour certaines constructions quil consentità prendre à sa charge.

?>(. La ferme exemplaire souvrit en 1 82 2 ; elle fonctionna pendant sixans et contribua puissamment à éveiller en France le goût des étudesagricoles, et à faire pénétrer parmi les propriétaires la pensée quil yavait bien des réformes et des améliorations à introduire dans le