ia portée d’un projet utile et à s’intéresser à son succès. Pour ar-river à la création de l’établissement projeté par M. de Dombasle,M. le vicomte de Villeneuve organisa , parmi les riches proprié-taires du département, une souscription dont il donna le premierl’exemple, et à la tête de laquelle il décida M. le Dauphin à placerson nom.
Telle fut la fondation de l’établissement de Roville. Si l’on veutapprécier avec justice les services qu’il a rendus et les vicissitudesde sa destinée, il est nécessaire de connaître les bases sur lesquellesil fut organisé.
M. de Dombasle louait pour vingt années, de M. Bertier, le do-maine de Roville, composé de iôo hectares au prix de 10,000 fr.Le fermier ne se dissimulait ni la mauvaise qualité du sol, ni la dis-position peu favorable des bâtiments, ni les inconvénients des stipu-lations de son bail; mais il se flattait, en triomphant de ces difficultés,par les ressources d’une bonne culture et d’une bonne administra-tion, de donner par là même un exemple plus profitable à la contréeet aux cultivateurs.
Pour mettre ce domaine en exploitation normale, pour y ajouterune distillerie, une fabrique d’instruments aratoires perfectionnés,une somme de 60,000 francs était jugée nécessaire; ce fut pour laprocurer à M. de Dombasle qu’on eut recours à une souscription.Mais l’esprit d’association était si peu développé à cette époque, oncomprenait si peu alors les avantages de l’instruction agricole et lesbesoins de notre agriculture, que, malgré les démarches actives dupréfet, on ne put parvenir à réunir la somme dont nous,venons deparler. Force fut de la réduire à 45 ,000 francs par suite d’arrange-ments avec le propriétaire pour certaines constructions qu’il consentità prendre à sa charge.
?>(. La ferme exemplaire s’ouvrit en 1 82 2 ; elle fonctionna pendant sixans et contribua puissamment à éveiller en France le goût des étudesagricoles, et à faire pénétrer parmi les propriétaires la pensée qu’il yavait bien des réformes et des améliorations à introduire dans le