Enseignement/>jf degré scPÉmcnB
, JvTVÎHfl,
— 8 —
Il importe d’apprécier la part que l’enseignement peut revendiquerà juste titre dans ce développement.
L’exposé qui va suivre présentera l’esquisse rapide des institutionsde différents degrés qui ont été fondées en France depuis l’époquedont nous avons parlé, et qui ont concouru à préparer les élémentsdu système organisé par le décret du 3 octobre i848.
Le tableau des institutions agronomiques de l’Angleterre et del’Allemagne montre que presque toujours les instituts destinés àéclairer les propriétaires du sol et à former les chefs d’exploitationont précédé les écoles qui ont pour but de former les ouvriers agri-coles. Cette marche, qui est en effet commandée par la nature deschoses, a été suivie en France comme partout. Elle trace l’ordre àsuivre dans l’exposé destiné à faire connaître les différentes phasespar lesquelles ont passé ces institutions diverses jusqu’au moment oùla loi, en les coordonnant en un système d’enseignement complet etrégulier, en a consolidé l’existence et généralisé le bienfait.
Ce fut naturellement dans les départements qui avoisinent l’Alle-magne que se fit sentir en premier lieu l’influence des efforts tentésdans ce pays pour l’amélioration de l’agriculture et le progrès dessciences agronomiques.
Dès le courant de l’année 1818, un des agriculteurs les plus es-timés et les plus renommés de la Lorraine, M. Mathieu de Dombasle,préparait le projet de l’établissement cl’une ferme-modèle ou d’uneferme exemplaire, comme il l’appelait alors, destinée à répandreparmi les agriculteurs la connaissance des bonnes pratiques agricoleset à contribuer par là à la réforme et à l’amélioration de notre agri-culture. Pendant deux ans, M. Mathieu de Dombasle fit de vains ef-forts pour obtenir de l’administration et du Gouvernement le con-cours qui lui était nécessaire. Heureusement le département de laMeurthe avait alors à sa tête un de ces hommes que l’élévation deleur esprit et la générosité rie leur caractère disposent à apprécier