agricole approprié aux conditions spéciales de nos diverses régions.Aussi vit-on surgir, immédiatement après la fondation de ces deuxinstituts, d’autres établissements se proposant un but analogue, etdont trois, ceux de Coëtbo, de Grandjouan et de la Saulsaie, sontparvenus à une organisation complète et ont fonctionné au moinsquelques années.
Les détails dans lesquels nous sommes entrés sur Roville etGrignon nous permettent de passer plus rapidement en revue cestrois écoles, puisque nous n’aurons à signaler que les faits et lescirconstances qui portent un caractère spécial à chacune d’elles.
L’institut de Coëtbo fut organisé en i833, sur le domaine de cenom, dans l’arrondissement de Ploërmel, département du Morbihan.La société qui se constitua pour le créer fait connaître en ces termesle but quelle se proposait. « L’institut agricole a pour objet spécial
« De former une école normale d’industrie agricole pratique et com-« parée, dans laquelle seront gratuitement admis 3oo élèves appelés« de tous les points de la France, selon le mode de répartition fixé.
« Son but est
« De tracer à l’agriculture nationale la voie la plus courte pour« atteindre, sans gaspillage d’argent et de temps, le degré de perfec-tionnement auquel est parvenu l’agriculture en Flandre, en Angle-« terre, en Suisse;
«D’appeler de tous les départements de la France, des élèves« apportant la connaissance des méthodes et des instruments en« usage dans leur arrondissement;
« De restituer à chaque département son contingent annuel d’élèves« devenus experts, et de fournir ainsi successivement àchaque canton« un moniteur, dont l’exemple sera le meilleur enseignement mutuel;
« De former un corps d'ingénieurs agricoles en état de diriger les tra-« vaux des plus importantes exploitations, car ils auront appris par la«pratique, aidée de la théorie, quels sont les modes de culture les« plus productifs, les instruments les plus utiles, etc., etc.
« Enfin de mettre à la disposition des propriétaires membres de